En marge du salon de Francfort, Audi dévoile la très attendue RS4 Avant, et plus surprenante R8 RWS, tournant le dos à la traditionnelle transmission quattro maison. R8 RWS : une entorse aux habitudes Proposition très surprenante de la part du constructeur aux anneaux. Inventeur et fervent défenseur de sa transmission intégrale, Audi propose sa

En marge du salon de Francfort, Audi dévoile la très attendue RS4 Avant, et plus surprenante R8 RWS, tournant le dos à la traditionnelle transmission quattro maison.

R8 RWS : une entorse aux habitudes

Proposition très surprenante de la part du constructeur aux anneaux. Inventeur et fervent défenseur de sa transmission intégrale, Audi propose sa R8 en propulsion, à contre-courant d’une période à laquelle la concurrence cède progressivement aux atouts de la transmission. Un réponse aux nombreux détracteurs du comportement aseptisé de la supercar d’Ingolstadt ? Possible.

Et c’est pourtant bien ce que compte proposer Audi, avec la R8 RWS, pour Rear Wheel Series. Variante à quantité limitée à 999 exemplaires numéroté cependant, mais disponible aussi bien en Coupé que Sypder. Petite déception du coté de la puissance, puisqu’il s’agit de la version V10 « classique », pour rappel pourvue de 540 chevaux et 540 Nm de couple.

Ce passage par la case propulsion permet à la R8 de gagner 50 kg sur la balance, et ainsi passer sous la barre de 1,6 tonne (1590 kg très exactement). Cela ne compense pas la perte de motricité engendrée par la disparition de la transmission intégrale, puisque le chrono affiche un 0 à 100 km/h en respectivement 3,7 seconde pour la coupé, 3,8 pour la Spyder, et une vitesse maximale de 320 km/h pour la première, et 318 km/h pour la seconde.

RS4 : une fois de plus, adieu V8

Disparue du catalogue en 2014 (lors du renouvellement de l’A4), la RS4 a prit son temps avant de pointer le bout de son capot. Patience récompensée avec une présentation de la nouvelle génération dans une teinte bleu Nogaro rappelant la mythique RS2 originelle.

La nouvelle génération se contente, comme le veut la coutume, de se présenter dans sa version break Avant. Pour la berline, il faudra attendre (et espérer) la présentation prochaine d’une éventuelle RS5 Sportback, au pedigree plus adapté à accueillir le badge RS.

Mais restont concentré sur la RS4 Avant. Sans surprise, elle troque le V8 de l’ancienne génération par le nouveau bloc V6 2.9L biturbo identique à la RS5 (et pour rappel, provenant de la banque d’organes Porsche). Si la puissance est identique au coupé (450 ch et 600 Nm), l’accelération est relativement en retrait, avec 4,1 secondes au chrono pour le 0 à 100 km/h. La vitesse maximale sera bridée à 250 km/h, ou 280 km/h en optant pour le pack dynamique RS en option.

On notera au niveau modifications techniques, la hauteur de caisse est abaissée de 7 mm, les suspensions sport sont au programme, et des jantes 19″ de série. Au rayon des options, le DRC (Dynamic Ride Control), les freins carbone céramique et la direction dynamique RS seront disponibles au catalogue. Prix estimé à partir de 80 000 euros.