Nouvelle affaire entre géants industriels très médiatisée, la plainte de Waymo à l’encontre du pilote autonome Uber connaît un nouveau rebondissement.

Dans l’affaire opposant le pilote autonome Uber à la filiale automobile de Google, Waymo, la dernière audience qui a eu lieu ce mercredi 3 mai redistribue les cartes.

Absence de preuves

Nouveau rebondissement dans l’affaire Uber/Waymo, dans laquelle le premier est accusé de vol et utilisation de documents confidentiels par le second. Selon le juge, la filiale de Google manque de preuves tangibles pour incriminer son adversaire. Le juge, pourtant septique sur l’innocence d’Uber, s’affirme avoir été clément avec Waymo : « Je vous ai donné beaucoup de temps, et jusqu’à présent vous n’avez pas de preuve tangible » indiquant « qu’Uber savait que Levandowski possédait des documents concernant les secrets de Waymo ».

Waymo essaie de gagner du temps

Convaincu de la culpabilité de Levandowski, Waymo soupcçonne que cette preuve existe dans les documents que son ancien employé refuse de fournir au juge. Refus que l’avocat de Levandowski, personnage principal de l’affaire, justifie par l’invocation du cinquième amendement de la constitution américaine. Pour rappel, ce dernier empêche d’être jugé deux fois pour le même crime et d’avoir a témoigner contre soi-même. Si aucune preuve n’a été apportée, l’utilisation de cet amendement souligne la crainte de Levandowski d’être poursuivi.

Sur la sellette

Malgré cela, Uber et Levandowski ne sont pas tirés d’affaire. Le juge peut encore donner une ordonnance restrictive à l’encontre du programme de conduite autonome d’Uber. Il y a également la possibilité pour le juge d’écarter Levandowski du programme, sans empêcher la compagnie de VTC d’en continuer son développement.

Levandowski-Uber

En ce qui concerne cette possibilité, la compagnie de VTC aurait pris de l’avance sur le juge. Un échange d’emails internes acquis par Business Insider révèle qu’Uber aurait déjà mis Levandowski à l’écart de son programme de conduite autonome, au moins pendant la durée de l’enquête. Le retrait de la direction du programme à Levandowski permet à Uber d’appuyer son innocence proclamée. Il faudra donc attendre la prochaine audience pour connaître la décision du juge, et l’avenir du programme de conduite autonome d’Uber.

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