En réorganisation, Lexus pourrait renoncer au renouvellement de 2 modèles aux résultats mitigés, au profit des SUVs plus rentables.

Toujours plus de SUV, au détriment des berlines. Aucun constructeur n’est épargné, Lexus en fait les frais et ne compte pas remplacer la GS.

Attirer une clientèle plus jeune

Dévoilé lors du Mondial de l’Auto en septembre 2016, le Lexus UX passera de l’état de concept à voiture de série. SUV compact voulant jouer sur les terres des Audi Q3 et BMW X1, l’UX (à l’état de concept) s’était démarqué par un design particulièrement osé. Choix totalement assumé par Lexus, dont le modèle de série s’inspirera et qui devrait être « rapidement dévoilé » selon Yoshihiro Sawa, vice-président de Lexus.

« Hormis l’IS et la CT, les propriétaires de Lexus sont âgés et fidèles à la marque dans les gammes hautes. Ces clients fidèles renouvellent leurs voitures très souvent, mais l’âge moyen augmente progressivement. Dès cette année, nous allons commencer à rajeunir la clientèle. Comme nous essayons d’attirer des acheteurs plus jeunes, nous changeons notre design », a-t-il déclaré.

Ménage de printemps

Placé dans le segment compact, l’UX prendra la relève de la CT, échec commercial avoué par le constructeur nippon. L’accélération de la cadence de développement du SUV s’explique donc par la volonté de Lexus de garder la (faible) clientèle de la compacte en les attirant vers un modèle au positionnement similaire.

Autre modèle à l’avenir incertain, la berline intermédiaire GS. Prévu pour 2018, son renouvellement pourrait ne pas avoir lieu, si l’on en croit les dernière rumeurs. Avec seulement à peine plus de 30 000 exemplaires écoulés dans sa meilleure année de vente, en 2016, l’actuelle génération ne tient pas ses promesses en volume vente, loin des 50 000 exemplaires atteint par la génération précédente.

Akio Toyoda, patron de Lexus, déjà réticent à la commercialisation de l’actuelle génération, semble définitivement stopper la descendance de la GS. Outre les mauvais résultats et la déferlante SUV évoquée précédemment, deux autres points ne jouent pas en sa faveur : la proximité mécanique avec la LS, ne proposant plus que des 6 cylindres, et la montée en gabarit et gamme prévue de l’IS mettent à l’étroit la GS. Seule option envisageable pour garder 3 berlines au catalogue, diffuser la ES en Europe, présente aux USA mais inconnue sur notre continent.

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